Etude d’une inflorescence

Etude d’une inflorescnce ou…de la fleur à la graine

1. la plante observée :

Begonia garagarana C. de Candolle est une plante de la section Gireoudia que l’on rencontre au Panama.

De culture facile, ce bégonia buissonnant à tiges érigées atteint une hauteur de 60 cm environ.

L’observation du développement de l’inflorescence s’est étalée sur presque 3 mois (73 jours exactement), du 2 février, date d’apparition du 1er bouton floral, jusqu’au 16 avril, au moment de la récolte des premiers fruits, donc des graines.

2. l’inflorescence : dans le cas de cette espèce, l’inflorescence est une cyme bipare (ou inflorescence dichasiale)

  • c’est une cyme, c’est-à-dire une inflorescence où tous les apex (les extrémités) produisent une fleur.
  • elle est bipare ce qui signifie que ses rameaux sont opposés deux à deux.
  • les bractées : ce sont des feuilles modifiées insérées à la base d’un pédoncule d’inflorescence qui enveloppent le bouton floral quand il se forme ; pour cette espèce, elles sont caduques (et elles sont tombées très rapidement, dès le 3è jour après l’apparition du bouton floral).
  • le pédoncule principal de l’inflorescence : il s’est développé (pour atteindre 26 cm de longueur pour le plus long) jusqu’à ce que les premières fleurs s’ouvrent.
  • longueur du pédoncule :

 

 date 

  J (jours à compter

du 2 février) 

 longueur du

pédoncule 

en cm

 03/2 +1 7
 07/2 +4 12
 09/2 +6 14
 17/2 +14 18
 23/2 +20 22
25/2 +25 26

      

  • durant son développement, le pédoncule s’est divisé 4 fois en 2 puis une fois, la dernière, en 3
  • la longueur, le diamètre et l’angle des deux pédoncules formés diminuent à chaque division :

 

 division   longueur cm   diamètre mm 
1 3 4-5
2 2,5 2-2,5
3 1,5 1-1,5
4 1 0,5-0,6
5 0,5 0,2-0,3

 

3. nombres de fleurs de l’inflorescence :

  • après 4 divisions en 2, puis une en 3, on obtient partant de cette dernière intersection, une « mini-inflorescence » constituée de deux groupes latéraux de 2 ou 3 fleurs (le plus souvent 2 fleurs femelles et 1 fleur mâle, parfois 1 fleur femelle et 1 fleur mâle et rarement, 1 fleur femelle pour 2 fleurs mâles) et une fleur centrale solitaire, toujours mâle
  • la fleur mâle solitaire présente entre les deux groupes de 3 est celle qui s’ouvre en premier
  • le nombre total des fleurs sur une inflorescence est d’environ 80 : 50 femelles pour 30 mâles
  • la plante a produit une dizaine de hampes florales ce qui donne environ…800 fleurs !

4. fécondation : la fécondation de quelques fleurs femelles a été effectuée manuellement en 4 fois

5. chronologie :

 date   J   fleurs   photo 
 02 février    J0   apparition du bouton floral   
 03   J + 1        
 07   J + 5    

 

 17   J+15    

 

 23   J+21    

 

 03 mars J+29  ouverture des premières fleurs mâles  (intermédiaires)  

04 J+30    
09 J+35    

13 J+39 les fleurs mâles continuent de s’ouvrir, les fleurs femelles grossissent  

 

14 J+40  les fleurs femelles s’ouvrent (fécondation 1)  

 

15 J+41  la plante est entièrement fleurie et comporte une dizaine d’inflorescences  

 

17 J+43 les fleurs mâles commencent à tomber (fécondation 2)  

19 J+45  toutes les fleurs sont ouvertes (fécondation 3) ; les fleurs femelles

sont ouvertes de 9 h à 16 h

 
20 J+46  presque toutes les fleurs mâles sont tombées (fécondation 4) :

les tépales des fleurs femelles fécondées commencent à tomber

 
21 J+47    

26 J+52 les ovaires des fleurs fécondées grossissent  

 

01 avril J+58 ils grossissent toujours ; les stigmates sont toujours présents  

10 J+67 même chose / rostres toujours présents ; les fleurs non fécondées tombent  

16  J+73

les fruits sont mûrs ; ils sèchent et les graines s’échappent et se dispersent ;

la déhiscence par les  fentes latérales est bien visible ; le rostre (restes du pistil) est resté présent.

 

 

La prochaine étude sera consacrée à l’observation du développement de l’inflorescence d’une plante de type  cyme unipare.