Bernadette Sénéchal

 

Edito du Bégofil n° 95 été 2013 par Jacky Duruisseau, vice président

 

Bernadette.

Bernadette, c’était la gentillesse, la générosité, la chaleur du Nord et de son accueil chez elle, à Guarbecque.

Bernadette, c’était une petite bonne femme d’une volonté et d’une énergie incroyables, toujours prête à partir, toujours en route.

Bernadette, c’était une petite voix, forte, avec l’accent et les mots du Nord, qui avait toujours des tas de choses à dire et à raconter. Il était impossible de l’arrêter…

Bernadette c’était la passion des plantes, des bégonias, après celle des papillons ; c’était une serre avec une quantité de plantes invraisemblable !

Bernadette, c’était faire rentrer dans un sac déjà plein, toutes les boutures et tous les bégonias glanés à l’assemblée générale de l’Afabego…

Bernadette, c’était une grande valise bleue pour le voyage à Madagascar, expédition mémorable, qui l’avait enchantée.

Bernadette, c’était sa famille, c’était ses petites-filles qu’elle adorait, qui l’adoraient.

Bernadette, c’est un appel au secours, pour ses plantes, il y a quelques jours, avant son dernier voyage.

Bernadette, tu vas beaucoup nous manquer.

Vous n’allez pas me croire : au cimetière, juste avant son départ, juste au-dessus de sa tombe, un papillon est venu. Fait deux p’tits tours et puis s’en va.

J’ai fait la connaissance de Florine, la dernière petite fille de Bernadette, née en 2009, au moment du voyage à Madagascar. Florine c’est ton portrait, Bernadette !… La relève est assurée.

Bernadette Sénéchal est décédée le 22 juin dernier à l’âge de 63 ans ; elle a été inhumée le 26, à Guarbecque.

 

L’AFABEGO présente ses condoléances attristées à Nathalie, sa fille, Olivier, son gendre et Camille, Julie et Florine, ses petites-filles.

 

 

Bernadette Sénéchal par Evelyne Bouquet

 

Bernadette nous a quittés le matin de notre conseil d’administration, ce 22 juin ;  nous savions qu’elle était malade depuis août 2012. Après son opération, il semblait que la forme et le moral étaient revenus, avec des hauts et des bas, mais elle avait toujours la rage de s’occuper de ses plantes et surtout de ses bégonias.

Quand je l’ai appelée la deuxième semaine d’avril, elle préparait des boutures et rassemblait ses plantules pour le CA d’ Auteuil ; elle avait aussi reservé l’hôtel ! Elle était en bonne forme et toujours avec une grosse énergie. C’était une grande joie de l’entendre refaire des projets. Mais quand je suis revenue de vacances, 3 semaines plus tard, je l’ai appelée pour avoir des nouvelles : aucune réponse !

Sa fille Nathalie m’a dit qu’elle était de nouveau à l’hôpital mais que je pouvais l’appeler sur son portable, ce que j’ai fait ; elle m’a répondu mais avec beaucoup de difficultés pour parler ; nous avons bavardé « un petit moment », ce qui n’était pas possible, avant, connaissant Bernadette ! Elle m’a demandé de récupérer sa collection de bégonias avec Jacky et j’ai alors compris qu’elle n’avait plus d’espoir.

Je l’ai rappelée mais sans succès. Nous avons eu des nouvelles par Nathalie : jeudi 20 juin, Bernadette voulait absolument rentrer chez elle. Elle n’en aura pas eu le temps.

Je garde d’elle une image particulière : je ne la connaissais encore pas,  j’ avais perdu beaucoup de bégonias et par l’intermédiaire du Begofil j’avais lancé un appel aux bonnes volontés : elle m’a téléphoné pour me dire qu’elle venait à Lyon et m’amenait des boutures ; elle est arrivée toute grignette, bardée de sacs en bandoulière et de deux valises pleines de bégonias, des plantes entières et quelques boutures ; elle avait presque dupliqué sa collection, pour moi,  alors que nous ne nous connaissions même pas !

Quelle bonne femme ! une boule d’énergie, infatigable, tellement gentille et généreuse. Depuis, nous avions pris l’habitude qu’elle vienne à Lyon au mois de juin. Puis nous avons fait ce voyage au Costa Rica ; elle m’en parlait depuis longtemps , et elle était tellement heureuse quand je lui ai dit que j’étais d’accord, contente de me faire partager ce périple qu’elle avait fait déja plusieurs fois seule. Ce voyage restera un fabuleux souvenir.

Elle va beaucoup me manquer ainsi qu’ à tous ceux qui l’aimaient.